mercredi 8 mars 2017

Camping d’hiver au Parc Algonquin, février 2017

Cette année, notre séjour en camping d’hiver à Mew Lake, Parc Algonquin, se passe sous une température beaucoup plus clémente que l’année dernière.  Le soleil brillera avec une température de  7° Celsius samedi et dimanche.  Tout un changement d’avec le -37° Celsius de l’année dernière.

A notre arrivée au camping, vendredi après-midi, Serge enjambe le banc de neige et va brancher le fil électrique d’Oscar, notre Safari Condo, et nous allumons notre petite chaufferette électrique pour obtenir une chaleur  confortable à l’intérieur. Puis nous chaussons nos bottes et allons nous promener en skis de fond sur le sentier de vélos de Mew Lake. Comme la température est encore sous 0° Celsius, les conditions sont excellentes et le parcours facile. Au bout d’une heure, nous rebroussons chemin en espérant pouvoir revenir au cours de la fin de semaine.  A la patinoire, les jeunes ont installé leurs filets et débutent une partie d’hockey.  C’est là que nous réalisons que nous avons choisi un site (#12) un peu trop près de la patinoire et que les couche-tôt que nous sommes auront de la difficulté à trouver le sommeil ce soir. 

Après un souper vite préparé, dégusté et arrosé d’un bon vin, nous nous installons pour écouter un film que Serge a apporté pour l’occasion.  A 10h00, nous nous glissons dans nos sacs de couchage en duvet et débutons une longue nuit de sommeil bercée par le doux ronronnement de la petite chaufferette électrique.  Tout compte fait, les joueurs d’hockey ne nous dérangent pas trop.


A notre réveil, samedi matin, le soleil brille à l’horizon annonçant déjà une magnifique journée. Les nombreux campeurs sont joyeux et se promènent café à la main.   Nous partons vers 10h00 pour aller rejoindre nos amis Ginette et Tom au Centre d’Accueil du parc, lieu de rassemblement pour la plupart des activités en cette journée de festival d’hiver.  C’est là que nous réalisons que le beau temps a fait se multiplier les visiteurs. Sur le terrain de stationnement, nous retrouvons un des naturalistes  qui essaie de regrouper ses adeptes d’excursion en raquettes, tout en promettant de nous faire découvrir des endroits sauvages du parc. Pour l’occasion, le personnel met à la disposition des néophytes de raquettes dignes des trappeurs invétérés. Pour notre part, nous avons apporté nos raquettes à crampons et nos bâtons de marche pour faciliter les montées et les descentes.  Avec un peu de retard, tous les marcheurs se mettent en route et nous suivons à la queue-leu-leu le guide de tête.  Bien vite, les raquetteurs d’expérience distancent les débutants qui peinent à monter les côtes.  Des haltes s’imposent pour permettre au troupeau de se regrouper et entendre les commentaires du guide.




Tom et Ginette
Au bout de 2 heures et un parcours de seulement 2 kilomètres, nous voilà de retour au stationnement. En conclusion, c’est une excursion agréable qui souffre de sa grande popularité. Un groupe de 10 à 15 personnes avec un guide serait l’idéal, mais pour cela il faut une température très froide pour décourager les frileux.  Une autre option est de partir en solo dans un des nombreux sentiers du parc, dont le sentier de backpacking Highland qui est l’idéal pour faire de la raquette.



Au Centre d’Accueil, nous nous laissons tenter par l’odeur de cuisine du Café. Le spécial du jour est un bol de chili avec pain, dessert et breuvage pour $6 ce qui remplit les estomacs à peu de frais.

En après-midi, nous tentons notre chance avec l’activité de groupe, une marche au Spruce Bog Boardwalk à la rencontre des oiseaux qui séjournent dans le parc tout l’hiver, comme le mésangeai, le tétras et la mésange. Encore une fois, il y a plus de curieux que d’oiseaux, mais le gentil guide a apporté dans son sac quelques spécimens empaillés et explique très bien les habitudes de ces oiseaux et aussi celles d’autres animaux de la forêt.  Il semble y avoir un cycle de 4 ans, allant de beaucoup à peu d’animaux et oiseaux selon la quantité de nourriture disponible.  Cette année ne semble pas être une des meilleures. 


En plus d’avoir à composer avec un groupe d’environ 70 personnes se suivant à la queue-leu-leu, notre gentil guide est la coqueluche d’une petite fille de 7 ou 8 ans qui s’amuse à lui lancer de la neige et lui donner des coups de bâton.  Parce que je lui ai dit à quelques reprises d’arrêter ça, une dame m’a demandé si c’était ma petite-fille.  « Jamais de la vie », lui ai-je répondu.  Mais où sont ses parents ? À la toute fin de la file. 



Nous terminons notre journée à Mew Lake en prenant l’apéritif à l’extérieur, en compagnie de Ginette et Tom.  Avant leur départ, nous nous promenons dans le camping, saluant au passage les promeneurs, et nous arrêtant visiter les tentes d’hiver chauffées au poêle à bois.  Quelques bénévoles s’affairent autour des barbecues à cuisiner des burgers et des hotdogs pour les joyeux campeurs.

En soirée, les campeurs se joignent à deux gardes du parc autour d’un immense feu de camp pour les écouter nous parler des loups du parc.  Finie l’époque où les gardes avaient pour mission de tuer le plus de loups possible, maintenant ils cherchent à protéger ces grands prédateurs qui jouent un rôle très important dans l’équilibre de l’écosystème. Sans ces grands carnivores, les herbivores mangeraient trop de plantes, causant ainsi des dommages réels à l'écosystème.

Nous partons ensuite tous ensemble dans la nuit pour nous rendre à un endroit assez dégagé près du camping qui servait de piste d’atterrissage aux avions dans les années 1930. Nous suivons les consignes du garde, éteignons nos lampes de tête et restons le plus silencieux possible.  Alors commence l’appel aux loups effectué par intervalles par un des gardes.  Comme il ne reçoit aucune réponse au loin, l’autre garde se joint à lui pour performer un duo d’hurlements impressionnants et très réalistes à nos oreilles.  Malheureusement leurs appels sont demeurés sans réponse, les loups étant probablement dans des habitats trop éloignés.

Dimanche matin après le déjeuner, Serge et moi partons à pied pour aller marcher dans le sentier Bat Lake.  Le sentier est bien marqué et sur fond de neige durci.  Les raquettes ne sont pas nécessaires mais dans les descentes, j’utilise mes crampons et mes bâtons de marche pour me sécuriser.   Au bout de trois heures, nous sommes de retour au camping, heureux de retrouver la chaleur de notre Safari Condo et de prendre un bon repas.  







Nous appelons Ginette et Tom, qui ont loué un chalet à Blue Spruce à l’ouest du parc, pour leur demander s’ils veulent de la visite pour souper.  Ils reviennent justement d’une randonnée en skis de fond et nous attendent avec plaisir.  Nous passons une soirée agréable à jouer aux cartes dans le confort de leur chalet, puis vers 21h00 nous reprenons la route pour retourner au camping.  Heureusement que les animaux de la forêt ont préféré dormir à cette heure-là car il faisait tellement noir que nous aurions eu de la difficulté à éviter un chevreuil ou autre animal aventureux.

Lundi est notre dernière journée de camping d’hiver.  Comme le soleil est encore au rendez-vous, je pars marcher le long du sentier de vélo de Mew Lake. Je rencontre un couple amateur de photographie d’oiseaux qui leur tendent la main remplie de nourriture.  Puis je salue quelques courageux en skis de fond qui en arrachent dans les pistes fondantes ou glacées. Sur le chemin du retour,  je sers de guide à des marcheurs qui s’informent sur les conditions du sentier par-delà le lac Two Rivers.  En plus de ce sentier, se trouve le sentier Track and Tower que nous empruntons souvent en d’autres saisons. 




Après dîner, nous plions bagages et prenons la route, le cœur léger, pour revenir à la maison.  Que j’aime le camping d’hiver! 

vendredi 1 avril 2016

Sur les traces de Lewis et Clark

Pour notre prochain voyage de mai à août 2016, nous prévoyons nous rendre en Alaska à bord de notre Safari Condo. Mais quelle route emprunter ? Un fait est certain, nous reviendrons par le Yukon et les Prairies canadiennes. Mais pour s'y rendre, nous voyagerons d'est en ouest dans le nord des États-Unis pour remonter ensuite vers la Colombie Britanique au Canada.

C'est en lisant le livre "Undaunted Courage" de Stephen E. Ambrose que j'ai planifié la première partie de notre voyage. Ce livre raconte  l'expédition de Meriwether Lewis et William Clark, ces deux grands explorateurs américains mandatés par Thomas Jefferson, alors président des 13 états que composaient les États-Unis d'Amérique. En mai 1804, ils sont partis à la découverte de l'ouest américain, alors inconnu de l'homme blanc, afin de cartographier l'étendue de la Louisiane que Thomas Jefferson venait d'acheter de Napoléon en 1803, trouver la route par les rivières  pour atteindre le Pacifique et établir la présence américaine dans les territoires à l'ouest de la Louisiane avant que l'Angleterre ou d'autres puissances européennes les réclament.

Meriwether Lewis et William Clark
Le premier but fut une réussite car ils ont découvert l'immensité de la Louisiane de l'époque qui s'étendait du golfe du Mexique jusqu'aux frontières canadiennes. Pour ce qui est de la route directe par les fleuves et rivières, ce fut impossible en raison des montagnes rocheuses qu'ils ont dû traverser à dos de cheval avec l'aide des tribus indiennes. Bien que les espagnols et les anglais aient tenté de leur barrer la route, c'est au bout d'un an et huit mois que Lewis et Clark, en compagnie de 33 volontaires et quelques interprètes, dont Sacagawea une indienne shoshone portant son bébé sur son dos, ont atteint le Pacifique.


Nous suivrons donc leur route, par voie terrestre, à partir de St. Louis au Missourri jusqu'à Fort Clatsop en Oregon en nous arrêtant aux nombreux sites historiques et centres d'interprétation. Mais comme nous sommes en 2016, cela nous prendra à peine 3 semaines. Lewis et Clark vont s'en retourner dans leurs tombes.

L'expédition de Lewis et Clark
Nous remonterons ensuite vers la Colombie Britanique jusqu'à Prince Rupert où nous prendrons quelques traversiers pour atteindre l'Alaska.  Après un mois à explorer l'Alaska, nous nous dirigerons vers le Yukon pour nous baigner dans l'atmosphère des chercheurs d'or, puis nous reviendrons par les Prairies canadiennes que nous découvrirons pour la première fois. Après 20,000 km de route, nous serons finalement de retour à la maison en Ontario et retrouverons avec joie notre famille.

Vous pourrez lire le récit de notre voyage de découvertes en allant sur notre blogue " Lewis &Clark, Alaska, Yukon, Prairies", qui est indiqué à un onglet ci-haut.

Patricia

mardi 16 février 2016

Notre premier camping d'hiver

Depuis le mois de janvier je me plaignais du manque d’hiver et de neige qui m’empêchait de profiter de mes nouveaux patins et de mes nouvelles raquettes.  Je réussis enfin à convaincre Serge d’aller camper au Parc Algonquin au cours de la fin de semaine de la fête de la famille 2016. A cette occasion, le parc organise des activités pour petits et grands qui se tiennent au camping de Mew Lake et au Centre des visiteurs.  Mais voilà que la météo nous joue un vilain tour; elle décide de nous imposer un froid sibérien pour samedi et dimanche. Pensez-vous que cela allait nous décourager ? Absolument pas; ne serons-nous pas à l’abri dans le ventre d’Oscar, notre Safari Condo?

J’apporte donc des plats déjà cuisinés que nous n’aurons qu’à réchauffer, de l’eau, car la tuyauterie du  Safari Condo est remplie d’antigel, des vêtements chauds, nos sacs de couchage en duvet ainsi que des couvertures supplémentaires. Serge ajoute une chaufferette électrique et des films et séries que nous pourrons écouter en soirée.

Vendredi après-midi, nous prenons la route en direction nord par la 12, puis la 69 et la 11. Là, ça se gâte un peu, il commence à neiger et de brusques bourrasques rendent la visibilité plus difficile et enneigent la route jusqu’à Huntsville ce qui ralentit la circulation.  Nous ne sommes pas les seuls courageux; les amateurs de ski doos  font la queue-leu-leu comme nous en traînant leurs remorques. Nous avons déjà connu pire sur cette route qui va du sud au nord et nous prenons notre mal en patience. 

Nous arrivons à Mew Lake vers 15h30.  Comme c’est notre premier camping d’hiver, nous n’avions pas réalisé qu’il fallait prendre notre permis à l’entrée ouest du parc. C’est ce que nous explique le très aimable gardien du parc qui nous dit qu’il viendra nous le porter dans la soirée.  Ça c’est du service!
           
Serge enjambe le banc de neige pour aller brancher le fil électrique d’Oscar au poteau jaune à peine déneigé et nous démarrons tout de suite la petite chaufferette.  Le sandwich avalé en vitesse le long de la route est déjà loin et nous sentons la faim. Le potage aux petits pois est vite réchauffé sur le poêle au propane et est bienvenu dans nos estomacs.  


Maintenant, il faut mettre le nez dehors. Il faut en profiter car le -10°C ne se représentera pas de la fin de semaine.  Pour samedi, on annonce -47°C avec le facteur vent et quelques degrés de plus pour dimanche.  Serge propose que nous allions patiner. Je pensais que la patinoire était sur le lac, mais non, elle est plutôt aménagée à côté de la bâtisse des toilettes et douches, ce qui est bien pratique.  Il y a un feu de camp allumé et une tente chauffée pour s’abriter.  Il faut dire que je n’ai pas patiné depuis 30 ans et je croyais que ça ne s’oubliait  pas.  Erreur! Je fais deux tours de la patinoire agrippée à une chaise de plastique qui traînait sur le bord de la patinoire.  Mes nouveaux patins me donnent l’impression d’avoir les pieds dans le plâtre; pas du tout la sensation que j’avais 30 ans plutôt.  Pendant ce temps, Serge tournoie sur la patinoire avec un bâton de hockey et se moque de moi.  Heureusement, la caméra est restée dans le camion et il n’y a pas d’image de ma complète humiliation. 



De retour à notre cher Oscar, nous nous réchauffons grâce à la chaufferette du véhicule et la petite électrique. C’est là que nous réalisons qu’Oscar n’est pas bien isolé pour les grands froids d’hiver.  Malgré le tapis que nous avons installé sur le sol, l’air froid s’infiltre par le plancher et les armoires.  Hum! Il faudra remédier à cela la prochaine fois.  C’est là que Serge sort de son sac des pantoufles T-Max qu’il nous a achetées pour la St-Valentin.  Je n’ai jamais autant aimé mon Valentin.  Nous soupons au son de la musique, puis une fois la vaisselle faite, nous nous installons pour écouter quelques épisodes de notre série préférée de l’heure : Agent Carter.  A l’heure du dodo, nous nous réfugions dans nos sacs de couchage super chauds, tellement chauds qu’il faut éteindre la chaufferette du véhicule.  Les seuls moments pénibles furent quand nous avons dû nous lever pour le pipi de nuit. 

Au matin, les vitres sont toutes glacées et le thermomètre indique -30°C à l’extérieur;  mais le soleil brille de tous ses feux sur la neige.  C’est vraiment joli à regarder ! Nous voyons des campeurs se diriger vers les toilettes.  Nous ne nous pressons pas.  Au menu ce matin,  des gaufres belges que j’ai cuisinées à la maison, accompagnées de confitures de griottes et de yogourt.  Et oui, Serge a fait un effort pour déjeuner. 


C’est mon tour d’aller visiter le bâtiment des toilettes.  Il y a plusieurs femmes à l’intérieur et ça jase comme si on se connaissaient depuis belle lurette.  « Avez-vous bien dormi? Étiez-vous sous la tente ? Ah! C’est vous dans la van grise!  C’est votre premier camping d’hiver? Vous allez aimer cela. » Je n’ai jamais fait tant de social dans les toilettes.  Je me sentais faire partie d’une secte.

Serge débranche le fil électrique, déglace les vitres, puis nous partons pour le Centre des visiteurs situé 13 kilomètres plus à l’est.  Au programme, il y a des activités à l’intérieur et à l’extérieur, mais nous n’avons pas le courage de partir en randonnée en raquettes avec les guides.  Nous assistons à toutes les présentations au théâtre allant de la photographie en hiver dans la nature, à l’histoire des raquettes, comment reconnaître les traces des animaux dans la neige, etc.  Pour nous dégourdir les jambes, nous faisons le tour des expositions sur l’histoire du parc où se tient l’activité pour les enfants. L’animateur est excellent mais il n’y a qu’une petite fille dans l’assistance; elle devient donc la vedette de l’événement.  Nous avons bien aimé quand le grand-père de la petite fille s’est transformé en ours noir qui hiberne et qu’il est ressorti de sa tanière avec deux petits oursons.  A la fin Serge a tenté de se déguiser sans succès en orignal. 






De retour à Mew Lake, nous faisons le tour du camping  où des campeurs expérimentés nous font visiter leur tente et répondent à nos questions.  Elles sont chauffées par un poêle à bois et nous sommes surpris de constater à quel point il fait chaud à l’intérieur.  Une famille de six personnes loge dans l’une d’elles, avec leurs deux chiens. Il s’agit d’une tente « Artic Oven » 12 par 18 pieds qui est fabriquée en Alaska ( www.alaskatent.com). Ils ont 6 lits de camp superposés  deux par deux (Disc-O-Bed Cam-O-Bunk chez Bass Pro Shops).  Il y a aussi des tentes, pour une ou deux personnes, de type tipi.  . Il y a même un iglou en démonstration.  A notre grand étonnement, nous réalisons que la plupart des gens campent sous la tente; nous avons vu seulement 4 VRs et une tente-roulotte. 








Nous nous arrêtons à un feu de camp de groupes où des marshmallows nous sont offerts pour être grillés sur le feu.  Difficile de résister aux marshmallows et à la chaleur du feu.  Un peu plus loin, des employés du parc font cuire des hamburgers et hot dogs sur des barbecues qu’ils nous offrent pour un prix minime.  Nous terminons notre virée à la tente qui annonce du chocolat chaud gratuitement.  Une vingtaine de personnes s’y sont déjà réfugiées pour se réchauffer et jaser.  


Les activités se terminent à 18h00 et les campeurs regagnent leurs abris pour la soirée et la nuit.  Comme nous avions laissé la chaufferette allumée, nous retrouvons l’antre d’Oscar tout chaud.  Serge met de la musique pendant que je prépare le souper et j’ai droit aux « hits » des années 50, 60 et 70 et je dois deviner qui les chante.  Vous aurez devinez que Serge est un grand nostalgique. 

A notre lever dimanche matin, le thermomètre indique -37°C à l’extérieur.  Donc rien ne presse pour mettre le nez dehors.  Petit à petit le temps se réchauffe jusqu’à -24°C, ce qui nous encourage à aller faire de la raquette dans les sentiers de Mew Lake.  Le vent s’est calmé aujourd’hui et au soleil on peut même dire qu’on ne sent pas trop le froid.  Au début du sentier, les amateurs de photographie d’oiseaux sont installés près des mangeoires avec leurs trépieds et leurs puissants objectifs. Pour ma part, j’ai choisi d’apporter une mini-caméra qui se loge bien dans la poche de mon manteau. Les photos exceptionnelles seront pour une prochaine fois. A la patinoire, des familles s’exercent au curling, tandis qu’à l’autre extrémité des jeunes jouent au hockey.  Il y en a pour tous les goûts.



 J’essaie bien de convaincre Serge de rester au camping une journée de plus, mais c’est sans succès. Par contre, il est prêt à répéter l’expérience du camping d’hiver l’année prochaine.  Nous essaierons de convaincre les enfants de se joindre à nous. Ils pourraient loger dans une des yourtes du camping. 

dimanche 23 août 2015

Plus que 24 heures

Depuis le temps qu’on en parle, nous partons enfin pour la France le 24 août prochain. Nous marcherons pendant 3 semaines sur le Chemin de Compostelle à partir de Le Puy-en-Velay jusqu’à Cahors, puis les fesses assises confortablement dans une voiture louée, nous visiterons la Bretagne et la Normandie pendant 4 semaines. 

Vous voyez en haut de l’écran l’onglet « Compostelle France, Bretagne, Normandie »?  C’est là que vous cliquez pour accéder directement au blogue de ce nouveau voyage.  Et puis, si vous êtes visuelles et que vous aimez bien savoir où se trouvent les endroits que nous visiterons,  à l’onglet « Itinéraire », vous pourrez déjà avoir une bonne idée, en plus d’accéder aux cartes Google que j’y ai mises spécialement pour vous. 

Alors ajoutez dans vos favoris le lien de notre blogue "Compostelle France, Bretagne, Normandie" pour ne pas manquer de lire nos péripéties, nos joies et nos bobos.

Vous êtes du genre à ne pas aller sur l’Internet à tous les jours! Et bien j’ai ajouté pour vous un  gadget sur ce blogue qui vous permettra de recevoir nos messages au fur et à mesure que nous les publierons.  Vous n’avez qu’à inscrire votre courriel (email) dans l’espace blanc en-dessous de « Entrez votre courriel si vous voulez recevoir nos messages dès qu’ils sont publiés ».  Mais ça ne s’arrête pas là.  Feed Burner vous enverra un message pour vous demander de valider votre demande. Vous n’avez qu’à accepter et vous deviendrez ainsi un de nos abonnés.

Je vois maintenant ce qui va se passer.  Vous ne viendrez plus sur notre blogue pour nous envoyer vos commentaires, et nous on va s’ennuyer, pensant qu’il n’y a personne qui nous lit. Allez, faites un petit effort et envoyez-nous un mot de temps en temps. 

Vous dites que vous ne savez pas comment faire, vous verrez comme c’est simple.

Au bas de notre message, c’est écrit :

Vous cliquez sur le mot « commentaire ».
Vous écrivez votre commentaire, puis votre nom.
Dans la case à droite de « Commenter en tant que », vous choisissez « Anonyme », à moins que vous ayez un compte Google.
Vous cliquez sur « Publier », puis vous cochez la case « Je ne suis pas un robot » et cliquez à nouveau sur « Publier ».  Blogger vous a rendu la vie encore plus facile qu’avant.
Vous pouvez même cocher «  Envoyez-moi une notification », au cas où je vous enverrais une réponse.

Surprise! Il y a déjà un premier message sur le nouveau blogue.  Allez vite le lire…

lundi 17 août 2015

Canot-camping au Parc Algonquin - août 2015

Cette année, nous partons pour une semaine complète, ce qui nécessite plus de nourriture, mais nous avons prévu le coup et tous nos repas sont déshydratés, sauf pour le premier jour.  Mona n’est pas des nôtres car elle est allée visiter son père au Nouveau-Brunswick.  Enzo, un jeune adolescent qui nous a adoptés et qui adore ce genre d’activité, la remplace et fait équipe avec Thierry et Maya.

Les retardataires
Partis à 7h00 de la maison, nous nous arrêtons à Algonquin Outfitters à Oxtongue Lake pour prendre possession des canots loués. Un trois-places pour Thierry, Maya et Enzo et un deux-places ultra-léger pour Serge et moi. 

A 10h30, nous faisons la queue à Canoe Lake pour obtenir notre permis de camping sur Ragged Lake. Il aurait fallu partir un peu plus tôt et ne pas trop s’attarder à Algonquin Outfitters pour éviter la foule. Finalement, nous stationnons les voitures au point d’accès de Smoke Lake, mettons les canots à l’eau et les remplissons de tous nos sacs. 

Et vogue la galère  sur Smoke Lake qui est très calme en ce vendredi après-midi, ce qui n’est pas fréquent.  Ça nous prend quand même 1 heure pour arriver au portage qui nous conduit à Ragged Lake.  Comme nous avons emporté avec nous la tente et les chaises de camping de Joël et sa famille, nous faisons trois fois l’aller-retour dans le portage et ça creuse l’appétit.  Une chance que nous avons un lunch léger sous la main que nous avalons rapidement avant de repartir en canot. 

Nous nous dirigeons tout de suite vers le site que nous occupions l’année dernière, mais malheureusement d’autres campeurs viennent juste de s’y installer.  Nous allons explorer à l’ouest de l’île et découvrons un site magnifique dont l’accès à l’eau est facile et où nous pouvons installer trois tentes.  Ce sera notre domaine avec vue sur le lac et les montagnes pour la prochaine semaine. Il est 14h30 et nous installons le drapeau des nordiques bien en vue pour marquer notre territoire.

Enzo, Maya et Thierry sur Ragged Lake 
Maya à l'arrivée sur le site de camping

Impossible de passer inaperçus, ici ce sont des québécois
 Joël, Julie, Camille et Chloé ont prévu nous rejoindre pour souper car ils partiront plus tard de Pickering.  Nous y allons de nos gageures sur l’heure de leur arrivée. Cela va de 17h30 à 21h00.  Thierry nous prépare du spaghetti italien et nous en gardons pour la famille retardataire.  Vers 19h00, je pars en canot avec Enzo pour aller aider Joël et Julie dans le portage.  Pendant une demi-heure, nous les attendons à la fin du portage, les yeux rivés sur Smoke Lake. Nous faisons bien des pronostics et concluons qu’ils sont arrivés trop tard à Algonquin Outfitters pour récupérer leur canot et ont décidé de dormir dans les environs du parc.  Nous revenons au site de camping à 20h30 et la nuit commence à s’installer.  Enzo mange le restant du spaghetti et nous terminons de laver la vaisselle.

A 21h00, nous voyons des lumières sur le lac et entendons des voix.  Ça parle français.  Nous n’en revenons pas de les voir arriver si tard et de nous avoir trouvés.  Joël a reconnu le drapeau des nordiques au loin.  C’est l’euphorie, tout le monde est joyeux.  Maya retrouve avec bonheur ses cousines Camille et Chloé et Thierry se remet aux chaudrons pour préparer un autre repas de spaghetti italien.  Il était bien tard quand le coin cuisine fut nettoyé et que nous sommes allés nous coucher. Les étoiles brillaient dans le ciel.

Les jeux des petits et des grands
Pas besoin de jouets pour les petits, la nature met à leur disposition tout ce qu’il faut pour alimenter leur imagination.  La terre, l’eau, les cailloux, l’herbe et les canots se transforment en nourriture et en restaurant et nous n’avons qu’à placer nos commandes pour obtenir des gâteaux et des pizzas.


Le restaurant des filles
Camille, Serge, Maya avec les gâteaux et la pizza

Les cuisiniers à l'oeuvre
Pendant que Julie et moi préparons le repas, Chloé s’amuse à faire de beaux dessins dans son cahier à colorier. 



 
Chloé, notre artiste, à l'oeuvre



En après-midi, c’est l’heure de la baignade pour les non-frileux tandis que les plus frileux osent à peine mettre les pieds à l’eau pour les laver.  Il y a aussi Julie qui vaque au lavage des vêtements comme le faisaient les mamans  amérindiennes. Chloé s'est mise de la partie et a aidé sa maman. 


Camille, elle sautille d'une pierre à l'autre

C'est comme ça que Chloé est tombée à l'eau

Il paraît que l'eau n'était pas chaude

Quand les grands s'amusent comme des enfants

L'heure du lavage de pieds

Lorsque le soleil se couche et que la nuit s’installe, vient le temps de jouer à Werewolves, jeu préféré de Maya. Tout le monde s’amuse, mais il faudra attendre encore un an pour que Chloé comprenne que les loups-garous ne sont pas des vrais et qu’ils ne mangent pas sa maman. 

OUI! On joue aux loup-garous

Les cousines sont presque des jumelles
Un p’tit tour à la plage!
Le café est prêt, on sort les pitas, le beurre d’arachides et le Nutella; c’est l’heure de déjeuner.  Sauf pour Julie que l’on surnomme la marmotte endormie car elle aime bien paresser dans son penthouse au haut de la colline. Tant pis, Julie, ton café sera froid.

A l'heure du déjeuner
Il fait bon passer du temps à ne rien faire sous les rayons du soleil matinal. Joël a toujours quelque chose à raconter que ce soit parler de son jeune temps ou de ses projets futurs.  Pendant ce temps, une sauterelle essaie de se faire amie avec Thierry, mais celui-ci ne tombe pas sous son charme.  Elle a plus de chance avec les filles qui ont décidé d’adopter tous les insectes qu’elles rencontrent et ne cessent de demander si elles peuvent les apporter à la maison.  En attendant, elles leur font des petites maisons, des lits et leur préparent de la nourriture. 



Thierry a de la visite
Branle-bas général, nous partons pour la plage.  Nous mettons dans les canots les serviettes de plage, la crème solaire, les chaudières et les pelles pour faire de beaux châteaux de sable.  Joël se sent l’âme d’un chevalier servant et aide Julie à mettre pied sur la plage.  Pendant ce temps, les filles remplissent leurs chaudières avec du sable et de l’eau et demandent l’aide de Joël qui est l’as des châteaux de sable.  Malheureusement, celui-ci ne sera jamais terminé, faute de temps et d’intérêt. C’est qu’il y a des traces étranges sur la plage.  On les suit et nous découvrons qu’un cerf est passé par là il n’y a pas très longtemps.  Une chance qu’on ne l’a pas vu car les filles auraient sûrement demandé si elles pouvaient l’amener à la maison. 






Pendant que tout le monde s’amuse, Serge et moi retournons en canot à notre site de camping  pour préparer le dîner. Ce midi, ce sera du riz espagnol et pour dessert, des ananas et des mangues déshydratés. Le verdict est unanime, recette à refaire l’année prochaine. En revenant de la plage, Julie et Joël ont découvert des sangsues entre leurs orteils.  Non! ce genre de bestioles on ne veut pas les rapporter avec nous, alors on les saupoudre de sel ce qui les fait lâcher prise et disparaître.

Notre site de camping

Joël, Julie et Chloé arrivent

C'est au tour d'Enzo, Maya, Camille et Thierry

On mange du riz espagnol
En après-midi, Julie et moi décidons qu’il est temps de se laver.  Prenant notre courage à deux mains, nous sautons à l’eau.  Enfin! Julie saute et moi j’avance péniblement en grimaçant.  J’haïs l’eau froide. La baignade fut de courte durée, le temps de se savonner et de se rincer.

C'est Julie la sirène

Je n'aime vraiement pas l'eau froide
Pour souper, Thierry nous prépare son fameux pâté chinois. Enzo se demande ce qu’il y a de chinois là-dedans.  Nous allons finir par le transformer en vrai québécois à force de l’amener avec nous.

Le chef Thierry à l'oeuvre

Le fameux pâté chinois avec son ketchup
La soirée est superbe et un ciel sans nuage annonce que les étoiles seront au rendez-vous ce soir.  Quand la noirceur fut totale, Joël, Enzo et moi sommes partis nous promener en canot sur le lac afin d’admirer le ciel étoilé.  Nous avons éteint nos lampes de tête et avons ramé doucement pour ne pas déranger ce moment magique.  Il aurait fallu être aveugle pour ne pas reconnaître la « grande ourse » juste au-dessus de nos têtes.  Pendant ce temps, Thierry, Serge, Julie et les trois filles étaient assis sur les rochers observant aussi ce beau spectacle.

De la boue jusqu’aux genoux
Après déjeuner, Joël et Enzo partent en canot pour explorer Parkside Bay où se trouvent un grand nombre de sites de camping.  Nous avons tellement vu de canots partir dans cette direction qu’il nous semble que ce serait un bon endroit où aller lors d'un prochain voyage de canot-camping.  En route, ils aperçoivent des rochers du haut desquels on peut sauter dans l’eau pour se baigner; ça a beaucoup plu à Enzo qui essaie de convaincre Joël d’y retourner  une autre journée.  Après avoir exploré la baie, il aurait été logique de revenir à Ragged Lake par la même route de canot, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer; ils décident donc de passer par la route des portages, quatre en tout, et tous dans la boue.  C’est vrai qu’ils ignoraient qu’il y en avait autant.  Ils reviennent donc au camping couverts de boue et fatigués.  C’est une bonne excuse pour faire une pratique de chavirage. C’est donc eux qui la font car aucun autre membre du groupe ne se porte volontaire. Nous avons jugé qu’ils en avaient plus besoin que nous.

Après le déjeuner, l'heure de la vaisselle

Joël et Enzo reviennent des portages


Pratique de chavirage et nettoyage de boue
Joël et Enzo sont tout propres maintenant
Que font les filles en après-midi? Elles s’amusent dans la tente de Thierry et elles dessinent. On a quand même réussi à leur faire faire un peu de ménage avant d’en sortir. Tante Mona aurait été fière d’elles.

Camille et Maya s'amusent dans la tente de Thierry
Au souper, nous avons pour dessert de la bagatelle aux fraises.  C’est facile à faire : gâteau des anges déshydraté en morceaux, pouding à la vanille et fraises déshydratées que l’on réhydrate dans l’eau.  Enzo ne s’est pas fait prier pour finir le plat. 

Hum! Que c'est bon de la bagatelle aux fraises
Ce soir, le soleil qui se couche sur les montagnes nous offre un spectacle haut en couleur. On dirait que les montagnes sont chargées d'or. 

Coucher de soleil spectaculaire

En prime, un arc-en-ciel
Histoire de propane et de papier de toilette
Les 12 rouleaux de papier de toilette et les 8 bonbonnes de propane que nous avons apportés ne seront pas suffisants pour la durée de notre séjour à Ragged Lake. 



Les petites n’ont plus droit d’entourer le banc de toilette de papier.  Il faut dire que nous avons avec nous une Miss Pipi (Chloé) qui veut aller à la toilette à tous les 5 minutes ou presque.  Maintenant, elle ne nous demande même plus de l’accompagner, elle y va toute seule (sauf quand il fait noir). Au début j’avais peur qu’elle tombe dans le trou du coffre en bois, mais elle se débrouille très bien; elle connaît même de nouveaux chemins pour retourner à la tente.  On craignait une infection urinaire, mais la raison de tant de pipi est qu’elle adore mettre dans sa bouteille d’eau les petits jus de fruits concentrés qui donnent un si bon goût à l’eau. 

Pour ce qui est du propane, les chefs se sont surpassés cette année pour la préparation des repas et les doubles cafetières du matin nécessitent pas mal de propane.  On saura pour l’année prochaine.

Tout ça pour vous dire, que ce matin Thierry, Joël et Enzo partent en mission pour aller chercher ces articles essentiels.  A l’aller, ils font 1h30 de canot, plus un portage, font une demi-heure en auto jusqu’à Dwight où se trouvent un dépanneur. Après avoir effectué leurs achats, ils prennent le temps de dévorer un burger et reviennent à Ragged Lake.  Nous étions certains qu’ils en profiteraient pour se payer une petite (une grosse) récompense.  Ils arrivent donc avec ce que vous savez et en plus un petit tonneau de bière, plus d’autres en canettes, plus du Gatorade pour les non-buveurs de bière.  Ils sont les héros du jour.

Le retour de nos héros

Avec leur récompense
Pendant leur absence, nous avons vaqué à des tâches ménagères, nous avons lu, dessiné et joué à Exploding Kittens avec les filles. Chloé s’est même pratiqué au tir à l’arc.





Pleuvra-t-il?
Le ciel est nuageux ce matin, pleuvra-t-il, pleuvra-t-il pas?  Les gars ne prennent pas de chance et installent des toiles qui nous protégeront aussi du vent.  Nous mettons les bottes des enfants à sécher près du feu.  Leurs escapades sur les rochers les ont mouillées à l’intérieur. 

Une toile sur le penthouse de Joël et Julie

Les bottes se sèchent près du feu
 Joël et Thierry sont des grands amateurs de jeux de table.  A chaque année, ils en ont de nouveau.  Le problème est que certains prennent des heures pour jouer une partie, en plus du temps pour lire les règlements.  Cette année, ils ont apporté "Forbidden Island".

Une partie de Forbidden Island
Camille a adopté une chenille qui se promène sur son nez en attendant de se transformer en beau papillon.  Dire qu’elle a peur des mouches, des moustiques et des abeilles!

La nouvelle amie de Camille
Joël a le goût de relaxer et de lire, mais c’est sans compter sur la promesse qu’il a faite à Enzo d’aller sauter sur les rochers à Parkside Bay.  Il se laisse finalement gagner et ils partent en canot en maillots de bain.  Nous avons froid pour eux.  Ils reviennent quelques heures plus tard, tout sourire.  Il paraît qu’Enzo voulait encore sauter mais que Joël s’est fait tirer l’oreille.

Le retour des baigneurs
Finalement, nous n’avons pas eu de pluie, seulement quelques gouttelettes et du tonnerre qui grondait au loin.

Sniff! Sniff! On part
C’est le dernier jour, il faut quitter notre coin de paradis rustique et le laisser tout propre pour les prochains campeurs.


Les enfants sont prêts, les parents ont rempli les sacs qui sont maintenant plus légers car nous avons tout mangé. Puis nous partons sur le lac.  







La traversée du portage se fait en deux allers-retours seulement, mais il y a foule dans le sentier.  Des groupes de jeunes campeuses arrivent en même temps que nous avec leurs monitrices.  Celles-ci soulèvent les canots, les placent sur leurs épaules et traversent le portage d’un pas rapide.  Je ne peux pas en dire autant de moi-même.  Maya, Camille, Chloé et Enzo se portent volontaires pour transporter des sacs, chaises et autres bagages.  Il paraît que Chloé a trouvé très longue la traversée de Ragged Lake car elle avait envie de pipi. Il y a une petite fille qui a dû se tenir les fesses serrées.

Premier arrivé au point d’accès de Smoke Lake : le canot de Thierry, suivi de celui de Joël et en queue de peloton, celui de Serge.  Les gars vont chercher les voitures et nous transportons les bagages dans les autos et installons les canots sur le toit des voitures.  Puis nous partons, en espérant n’avoir rien oublié. 

Notre arrivée au point d'accès de Smoke Lake
Nous laissons les canots loués à Algonquin Outfitters à Oxtongue Lake, puis nous nous rendons au McDonald de Huntsville pour remplir nos ventres de burgers et de frites.

En parlant d’oublis, en voici deux : Julie a oublié de placer son permis de stationnement sur le tableau de bord, elle a eu une contravention de $30.  Nous ne trouvons plus notre tente. Est-elle restée dans le portage ou sur le quai? On ne le saura jamais; personne ne l’a rapportée au bureau du parc. Une chance qu’elle était vieille et que nous songions à la remplacer.

5 jours plus tard ...
Notre tente est réapparue.  Joël l'avait mise dans son auto par mégarde et une fois à la maison, il l'avait remisée dans son garage.  Comme nous insistions beaucoup, il a cherché et a trouvé.  Nous n'aurons dons pas de tente neuve l'an prochain.