mardi 5 mai 2015

Une marche d’encouragement - dimanche 3 mai 2015

Une autre grande randonnée pédestre débutera pour nous à la fin du mois d’août 2015. Encore une fois Serge et moi partirons sur un des chemins de Compostelle, cette fois-ci en France, à partir de Le-Puy-en-Velay jusqu’à Cahors, pour un total de  353 kilomètres et 20 jours de marche.

Comme nous ne rajeunissons pas, Serge et moi avons respectivement 69 et 68 ans, nous prenons très sérieusement le besoin de s’entraîner, plusieurs mois à l’avance, à marcher de grandes distances et sur de fortes dénivellations, simulant ainsi les épreuves qui nous attendent. En plus des randonnées pédestres, j’ai ajouté cette année à mon programme d’entraînement, deux sessions de yoga par semaine, une de spinning et une de poids.

Donc trois fois par semaine, j’arpente les sentiers de Rouge Park à l’Est de Toronto et je grimpe plusieurs fois en boucle la plus grosse côte qui a une pente de 20%. Je suis maintenant rendue à des randonnées de 15,5 km et je monte 3 fois la fameuse côte. Serge m’accompagne une fois par semaine car il trouve monotone de parcourir toujours les mêmes sentiers.  Comme il a plus d’endurance et de force que moi, cela devrait lui suffire au bout du compte.  Comme je marche souvent en solitaire, ayant pour seule compagnie ma musique, j’ai pensé demander à nos enfants de se joindre à nous les fins de semaine pour des marches d’encouragement. 

En ce dimanche matin à 9h00,  Julie et moi rejoignons Thierry, Mona et Maya sur le stationnement près de Glen Rouge Campground sur Kingston Road.  Maya a bien essayé de convaincre ses parents d’aller la reconduire chez sa cousine Camille à Ajax au lieu de l’amener marcher dans le parc, mais ce fut peine perdue.   On marche avec grand-maman! Vous devinerez que grand-papa n’est pas au rendez-vous; une douleur sous le pied l’empêche de faire de grandes distances.

Maya a de la compagnie
Bientôt, nous quittons le lit de la rivière et débutons la montée vers le haut de la falaise. Mona lance un défi à Maya et entreprend la montée en courant. Ah! Mona, ce n’était pas une bonne idée de brûler ton énergie si tôt dans la randonnée.

Maya, Thierry et Julie derrière 
Non, ce n'est pas Maya qui a gagné mais Mona !

Thierry : "Bravo Mona, il faut continuer maintenant."
 Au bout de 2.27 km, nous arrivons au pied de la fameuse côte qui monte sur 200 mètres à 20% de pente.  Thierry bat la marche, suivi de Julie, de Maya qui me dépasse et de moi-même au pas de tortue. Mona a choisi de jouer au photographe et demeure au bas de la pente.  Ma technique est d’ajuster mon pas au rythme de ma respiration afin de ne pas trop me fatiguer. Mes compagnons ne semblent pas l’avoir encore adoptée.

video


Puis, nous redescendons par un sentier le long de la falaise et allons rejoindre Mona qui nous attend sur le bord de la rivière.  Cette boucle prend environ 18 minutes et ajoute 0.90 km au compteur de notre randonnée. Thierry, Mona et Maya prennent ensuite le chemin du retour car d’autres activités sont prévues à leur horaire de la journée.  Ils ont marché avec nous 5,5 km.

ET c'est Maya qui prend les devants

Thierry, Mona et Maya nous quittent
Julie est bien décidée à m’accompagner jusqu’au bout.  Nous entreprenons la montée de la côte pour une 2e fois et Julie essaie ma technique qu’elle trouve bien moins fatigante. Comme nous avons pris du retard et que nous avons rendez-vous quelque part dans le parc pour un pique-nique avec Joël, Camille, Chloé et Serge, nous décidons ne pas faire une 3e montée. 

Nous débutons tout de suite le sentier Vista qui nous conduit près du Zoo de Toronto.  En longeant la route vers l’Est, nous arrivons au sentier Cedar qui monte vers le Nord, ajoutant ainsi 2,73 km à notre parcours.  Le début du sentier longe des petits lacs où se prélassent habituellement les cygnes, les oies et les canards.  Ce matin il n’y a que quelques oies au rendez-vous. 

Est-ce que Julie se repose sur son perchoir?
Nous prenons la clé des champs et quittons le sentier pour nous aventurer dans les herbes hautes qui séparent les étangs.  Les oies s’y promènent paisiblement, mais les tortues plongent sous l’eau dès qu’ils nous entendent venir. Pourtant nous essayons d’être le plus discret possible.



De retour sur le sentier Cedar, nous empruntons les nombreux escaliers pour descendre jusqu’au niveau de Little Rouge Creek. Indécises si nous allons continuer jusqu’au bout du sentier ou rebrousser chemin, nous appelons Joël afin de savoir où ils se trouvent dans le parc.  Serge nous raconte qu’ils ont manqué le début du sentier Orchard et qu'ils se sont orientés sur les pylônes électriques qui se trouvent au haut du sentier.  Il voit maintenant le lac des cygnes et la toilette bleue au bout.  Ils seront rendus au lieu du pique-nique en peu de temps.  La décision est vite prise, nous rebroussons chemin. En approchant des lacs, nous les apercevons de l’autre côté des étangs et nous nous rejoignons enfin pour pique-niquer dans l’herbe.  Les petites sont toutes excitées de nous retrouver et déclarent qu’elles ont faim.  Ça tombe bien, nous aussi. Elles réclament les surprises que grand-papa leur a promises, mais elles sont bien déçues car les œufs en chocolat de Serge ne leur plaisent pas, même Joël déclare que la crème à l’intérieur n’est pas très bonne.  Grand-papa doit trouver autre chose … les bonbons qu’il a toujours dans ses poches ramènent les sourires sur les lèvres des petites. Pour le plaisir des grands, Joël a apporté du vin blanc et des couples, de quoi rendre jaloux les marcheurs qui nous observent.



Ils nous restent encore un grand nombre de kilomètres à parcourir et la chaleur s’est installée. Après un arrêt sur le bord du lac, le temps de prendre des photos mémorables, nous partons par le sentier Orchard qui descend dans la vallée et longe la rivière.  C’est à mon avis le plus beau sentier du parc. 



A la fin du sentier, Joël et Chloé prennent la direction du stationnement, tandis que Camille décide de nous accompagner jusqu’au bout du sentier Mast où se trouve ma voiture. 

Au bas de la fameuse côte, Camille demande « Est-ce qu’on la monte? » Quand nous lui avouons que Maya l’a montée plus tôt ce matin, c’est décidé, elle se met à monter et arrive tout au haut la première en clamant qu’elle aurait pu la monter en courant.  Ça reste à prouver.






Maintenant que Camille a découvert le petit boyau qui pend sur le côté de mon sac et qui est rattaché à ma poche d’eau à l’intérieur, elle devient un vrai chameau.  En un rien de temps, elle a bu toute ma réserve d’eau et Julie n’en a plus.  Et pour terminer, nous manquons la marque blanche qui indique la bonne direction du sentier et nous nous rallongeons en passant par des sentiers qui sillonnent dans l’immense parc.  Il était temps que nous arrivions à l’auto 6 heures plus tard, après avoir marché pendant 14,5 km. Ce n’est pas mon meilleur exploit, mais combien c’était agréable de marcher avec la tribu Boivin.

24 heures plus tard ......
Un petit souvenir de notre pique-nique familial dans l'herbe est apparu.  J'ai attrapé l'herbe à puce.  Des plaques rouges boursouflées qui suintent et des sensations de brûlure sont apparues sur mes cuisses et mes bras; les nuits sont pénibles.  Il paraît que ça va durer au moins 7 jours.  Des compresses d'eau froide sont de mise pour diminuer l'infection.  J'ai fait l'erreur de prendre un bain chaud.  La lotion calamine aide à asséchez mes plaies. "Maudite herbe à puce", je te hais.

Quelques jours plus tard ...
J'apprends que Joël aussi a attrapé l'herbe à puce au cours de notre pique-nique dans l'herbe. Nos cas s'aggravent et même l'antihistaminique Benadryl et la lotion Calamine ne font pas effet.  C'est finalement le docteur qui a la solution en me prescrivant un médicament pour la nuit et l'onguent Betaderm.